BCPST 974 – Livre d’or 2016

Quelques étudiants de la Promotion 2016 ont souhaité partager leur expérience de la BCPST du Tampon. Voici leurs impressions. N’hésitez pas à les contacter directement !

 


Anne-Lise HALLEPEE, Promo BCPST974 2015

Adresse électronique : annelise/point/hallepee253/arobas/orange/point/fr

Anne-Lise a intégré la faculté en L3 de Sciences de la vie.

Si tu lis ceci, c’est que tu envisages la possibilité de poursuivre tes études dans cette prépa. Comment la décrire ? Le dire en quelques mots relève d’un défi mais fort heureusement pas impossible . J’y ai passé trois années !!! Et oui, cela peut paraître long et légèrement suicidaire vu toute la quantité de travail à faire mais, j’avais pour objectif de devenir vétérinaire. J’ai donc tout tenté pour que mon rêve puisse se réaliser. Malheureusement, je n’ai pas réussi par deux fois les examens écrits et, bien que j’aie été totalement abattue par mes résultats, j’ai relativisé et cherché un moyen (certes détourné) de pouvoir exercer un métier où l’on peut soigner les animaux. Aujourd’hui je suis en L3 de science de la vie à l’Université (bon ce n’est toujours pas en lien avec les animaux mais tout vient à point à qui sait attendre) et j’ai la chance de pouvoir continuer mon 2e semestre de ma licence en Erasmus en Espagne. Et c’est après l’obtention de ma licence que je m’orienterai vers des métiers ciblés sur les soins aux animaux.

Mais, je m’écarte un peu su sujet principal . Comme je le disais, j’ai passé trois années en prépa et cela avait tout l’air d’un marathon tellement on est pris dans une dynamique qui ne cesse pas. Quand j’y repense, j’avoue que ça me manque (ah nostalgie quand tu nous tiens :p). Et oui, quand vous êtes dedans, vous maudissez tout : la surcharge de travail, l’absence de vie sociale, la perte d’activité extra-scolaire comme le sport, les nuits super courtes, les colles qui s’enchaînent à un rythme infernal :p …. Vous avez l’impression de devenir fou, que vous êtes nul car les mauvaises notes deviennent vos meilleures amies :-O . Cependant, malgré tout ça, on est encadré par une équipe de professeurs exceptionnels nous poussant toujours à donner le meilleur de nous-mêmes, nous rassurant et nous aidant à tout heure du jour et de la nuit (ne surtout pas s’étonner quand un mail de Mr Legrand arrive à 3h du matin !!!!!), on se fait des amis que l’on garde pour toujours (non non ce n’est pas niais). Le mieux, c’est l’internat (attention je vous rassure, pas le bâtiment qui lui craint tellement il est vieillot mais pratique quand même) ; c’est là-bas que j’y ai fait les plus belles rencontres et bien sûr quand on pète les plombs, c’est tellement agréable d’avoir des amis avec qui l’on peut rigoler. L’entraide est importante en prépa et je dois dire qu’avec ma promo, on était tous souder (un pour tous et tous pour un). Je suis vraiment heureuse d’être tombée avec cette promo.

La prépa nous apprend aussi à nous découvrir nous-même. Grâce à elle, on acquiert un nouveau rythme de travail qui est très utile quelque soit les études envisagées par la suite. Ensuite, pourquoi partir en Métropole loin de sa famille alors qu’on a tout sur place ici et un enseignement égal à celui reçu par les métropolitains ?? Donc pour résumer ce discours très long, futur prépaïen, je te conseille vivement de venir étudier et essayer d’atteindre ton rêve (véto, ingénieur…) dans cette prépa. Ce n’est absolument pas une décision que tu regretteras. Et tu verras, la clé de la réussite pour survivre dans cet environnement hostile (non je blague t’inquiète, enfin que sur l’environnement hostile hein !) c’est le travail !!!! Et enfin, pour terminer ( et oui, tout à une fin), merci à toute l’équipe du corps enseignant pour tout ce que vous nous avez appris , merci aussi à nos supers laborantins (Eric et Stéphane) pour nous avoir supporté, écouté et conseillé quand on en avait le plus besoin.


Élodie BOYER, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : elm/point/boyer/aroba/gmail/point/com

Élodie a intégré Véto Toulouse en 3/2.

J’ai toujours voulu faire vétérinaire, donc la voie classique c’était le concours A en passant par une prépa. Alors la prépa… comment décrire en quelques mots ? Intense. Claques. Mental.

Intense parce que, faut pas se mentir, la prépa demande du travail et de l’investissement personnel.

Claques parce que le travail ne fait (malheureusement) pas tout… J’ai appris à me remettre en question au cours de ces deux ans : moi qui avais une dangereuse au perfectionnisme maniaque, j’ai appris à accepter les critiques pour mieux progresser.

Mental, parce que c’est la deuxième clé pour moi. Il faut avoir une bonne dose de motivation et de mental pour ne pas se décourager et gérer son stress.

Et c’est pour ça que je ne regrette pas d’être restée à la Réunion pour ma prépa !

1) On reste dans le cadre familial : décompresser le week end pour les internes, avoir un soutien non stop de la famille, profitez des rougails saucisses, après en métropole c’est steaks hachés !!

2) Les profs sont là pour nous : ils nous motivent, nous encouragent, nous remontent les bretelles quand il faut… bref ils sont plus qu’à l’écoute. Et pour avoir discuté avec des gens issus de -sans citer- “prestigieuses prépa parisiennes”, le mot d’ordre était plus “descendre ses élèves”. Ça m’a énormément touchée que nos profs s’investissent autant. Je sais que dans d’autres prépas, le jour des résultats par exemple, les élèves avaient des oraux blancs ! Ou que chaque mois, les profs sortaient un classement, affichaient les pires copies en exemple à ne pas suivre ! Nos profs sont vraiment extras : passionnés par leur métier, à l’écoute, ils ont autant envie que nous qu’on réussisse ! #vivelesprofsdeBCPST974

3) L’ambiance au sein de la promo : pas de compétition, plutôt une entraide stimulante. L’internat aide énormément, on crée des liens, on se soutient, on décompresse, on pleure sur les DS, on révise, ENSEMBLE. Et ça aide à se sentir bien. Et quand on se sent bien, on apprend mieux, on progresse et on garde le moral ! La seule chose à laquelle la prépa ne nous prépare pas, c’est l’hiver en métropole !! Mais bon, ça c’est une autre histoire…

Quant à ceux qui hésitent encore à intégrer la prépa du Tampon, parce que vous avez peur qu’elle ne soit “pas assez bien”, parce que vous avez peur d’être “des étudiants cocotiers”, j’ai juste envie de vous dire : lisez les retours ! On intègre, on a rien à envier aux autres prépas métropolitaines, on n’est pas léser. Et vaut mieux être un étudiant cocotier qui a une humanité qu’un robot programmé pour la compétition… Parce qu’il y a une vie après. Et qu’il vaut mieux s’entraider que se tirer dans les pattes pour avancer…

Je dirais même qu’on a une chance supplémentaire : celle d’étudier dans un cadre super, avec une équipe vraiment géniale qui s’investit totalement, et de créer des liens forts avec les gens de la promo. En y repensant, je me dis que ça me manque… (bon pas les DS, mais le reste !). C’est dur, on en prend plein la figure, mais ça fait partie des belles années, on s’en rend compte avec le recul. Et surtout, ça en vaut la peine.

Alors toi, petit lycéen indécis, n’hésite plus ! Viens à la BCPST 974 =)

Toi, prépaïen qui lis, accroche-toi !

Fière d’être réunionnaise et d’avoir fait ma prépa chez moi !


Manon DETERNE, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : manondet/arobas/hotmail/point/fr

Manon a été admissible aux ENS, et a intégré AgroParisTech en 3/2.

Comme beaucoup, j’ai choisi la BCPST en terminale parce que j’étais bonne élève en sciences et que j’aimais bien la bio. Malgré les recommandations de mes profs de lycée et autres adultes qui me disaient de quitter La Réunion pour faire la prépa, j’ai décidé de rester et d’aller au Tampon, ce que je n’ai jamais regretté. Quand on a toujours vécu à La Réunion (ou depuis très longtemps) et qu’on a sa famille là-bas, je ne pense pas que les années de prépa soient le meilleur moment de quitter l’île. En effet même si j’étais à l’internat, le fait de pouvoir rentrer chez moi tous le week-end a été très important pour mon moral ! De plus, l’ambiance entre les élèves, les relations profs-élèves et la qualité de l’enseignement que j’ai pu trouver au Tampon m’ont confirmé que j’avais fait le bon choix.

Évidemment, je ne vais pas vous mentir, il y a des moments difficiles on passe quasiment tout son temps à travailler pendant deux ans. Mais pour ma part, je m’étais fait une image tellement horrible de la prépa avant d’y renter, que finalement en première année j’ai été étonnée de voir que je pouvais encore prendre deux ou trois heures le week-end pour voir mes amis (ce qui devient quand même plus compliqué en 2ème année).

Je m’en suis plutôt bien sortie pendant ces deux années car j’ai toujours beaucoup travaillé. On dit souvent que la prépa s’apparente à un effort sportif, ce avec quoi je suis totalement d’accord : il faut toujours plus s’entrainer pour progresser et surtout persévérer. Je pense aussi qu’il est très important de s’accorder des pauses, ne serait-ce que quelques minutes pour décompresser et penser à autre chose, ou quelques jours en début de vacances. Vous verrez aussi que l’ambiance de la classe aide beaucoup à rester motivé : on ne passait pas notre temps à parler de cours, on rigolait aussi beaucoup !! Le fait d’être à l’internat (bien qu’il ne soit pas très accueillant) est aussi très bénéfique car ça permet de se faire des très bons amis rapidement et de travailler à plusieurs, mais aussi de parler quand ça va pas, rigoler un bon coup, etc.

Pour finir, quelques mots sur les concours. Bien sûr, c’est l’étape la plus stressante et éprouvante, surtout pour moi qui suis de nature très stressée. Mais c’est le moment de se surpasser et de ne surtout rien lâcher, et c’est une expérience enrichissante! Finalement, j’ai été admise à AgroParisTech et je peux vous dire que du coup, je ne regrette pas ces deux années de dur labeur ! Vous verrez si vous faites une prépa, la vie reprend bien après !


Jordan DIJOUX, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : jordan/point/dijoux96/arobas/gmail/point/com

Jordan a intégré Montpellier Sup Agro en 3/3.

J’avais choisi la prépa parce que, même si ce n’était pas de manière absolue, je pensais à devenir vétérinaire. Et puis j’aimais bien la bio et de toute façon je ne me voyais pas aller à la fac, bien que je ne savais pas à quoi m’attendre en arrivant en prépa. Mais dans tous les cas, il n’y a aucun moyen que je regrette mon choix. La meilleure manière de vivre ses années de prépa, c’est de le faire à Roland Garros !

En effet, la prépa ça demande bel et bien du travail, de l’engagement personnel, de la motivation, du courage et de la résistance, mais celle du Tampon réunit toutes les conditions pour surmonter cette épreuve ! Niveau travail, il est vrai que tu peux te perdre dans l’équivalent de ton poids en classeurs, mais il est encore plus vrai que tu peux compter sur une équipe pédagogique du tonnerre pour t’écouter et te guider vers la réussite. Et puis, tu ne trouveras pas de telles conditions de travail ailleurs : t’es à La Réunion quoi ! T’as la mer d’un côté, la montagne de l’autre, une météo et des températures plus que merveilleuses (même si t’es au Tampon), et puis le plus important, t’as la chance d’être encore pas très loin de ta famille, tu peux très bien rentrer manger un bon carri chez papa et maman le week-end ! Tu penses devoir dire adieu à ta vie sociale, mais tu te trompes, tu te rendras compte à quel point être dans le même bateau rapproche. Tu te fais des amis en or qui deviennent une famille avec qui tu passes les meilleurs moments, en te forgeant des abdos d’acier à force de rire, mais sur qui tu peux également compter, quand ça va moins bien, pour te remonter le moral. Bien qu’il s’agisse d’un concours à la fin, le proverbe « l’union fait la force » reste vrai à Roland Garros ! Et c’est cette union qui crée une ambiance à faire jalouser toutes les autres prépas, auxquelles tu n’as rien à envier niveau qualité de formation.

Avec cette liste, évidemment non exhaustive, des qualités de la prépa de Roland Garros, il n’y a plus aucune place pour l’hésitation ! Pour ma part, j’en suis ressorti certes lessivé, mais très bien préparé à l’école que j’ai intégrée, les poches pleines de souvenirs, avec des amitiés solides et le cœur gros.

Merci à tous les profs et colleurs, aux laborantins et à mes amis de m’avoir permis de garder le sourire durant ces deux années.


Léo LAJOIE, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : leolajoie974/arobas/gmail/point/com

Léo a intégré AgroParisTech en 3/2.

La prépa c’est en effet difficile à résumer en quelques lignes… Je dirai que c’est une aventure unique, lors de laquelle on apprend à mieux connaître ses propres capacités, ses goûts, et lors de laquelle on fait des rencontres incroyables. Les liens tissés avec les potes de promos sont très forts, on a tous un petit sentiment de manque quand on repense aux bons côtés de la prépa.

Bien sûr la prépa c’est également beaucoup de travail, et c’est grâce à une grosse quantité d’efforts soutenus tout au long de mes deux années de prépa que j’ai pu réussir. Je ne suis pas arrivé en prépa comme étant l’un des meilleurs élèves. J’étais de niveau intermédiaire, et je n’ai cessé de progresser au cours des deux années grâce à un investissement sans relâche. Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de ne jamais lâcher, et ce pendant toute la durée de votre prépa, un retard conséquent est vraiment difficile à rattraper.

Pour pouvoir tenir le coup et réussir, je pense que les principales qualités requises sont : le courage, la détermination, le sérieux et la ténacité. Tous ces mots font peur, et si vous vous dites que vous n’en n’êtes pas capables alors que vous êtes au lycée, c’est faux ! Vous ne pouvez pas le savoir !

Je ne travaillais pas spécialement beaucoup au lycée, je faisais le minimum nécessaire pour avoir un dossier correct et ne pas prendre de retard pour les années suivantes.

J’ai découvert grâce à la prépa mes véritables capacités de travail et surtout ce que j’avais envie d’approfondir plus tard. C’est en prépa que j’ai réellement commencé à aimer la biologie et la chimie, alors qu’au lycée je trouvais ça intéressant sans plus. Grâce à l’équipe enseignante hors norme, j’ai été accompagné et soutenu pendant les deux ans, et j’ai pu découvrir ce qui me plaisait vraiment. Je peux vous dire qu’on sent rapidement la différence au niveau de la relation que l’on a avec les profs une fois arrivé en école d’ingé, où les profs changent tous les jours et ne nous connaissent donc pas.

En conclusion, je dirai que si vous hésitez entre la prépa de la Réunion et d’autres prépas de métropole pour ce qui est du prestige ou des chances de réussite, arrêtez d’hésiter et venez étudier au Tampon ! L’équipe enseignante vaut largement celle des prépas les plus prestigieuses, la première année post-bac est difficile à gérer, c’est pour ça qu’il est très intéressant de rester à la Réunion proche de sa famille qu’on revoit tous les week ends, ça change tout !


Lisa LEBIHAN, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : leesa974/arobas/gmail/point/com

Lisa a intégré l’école d’Ingénieurs LasalleBeauvais en 3/2.

Avant d’intégrer la prépa BCPST du Tampon, j’ai hésité entre faire ma prépa à la Réunion ou partir en Métropole. Je suis restée et je ne regrette absolument pas mon choix, j’ai pu profiter de ma famille (et du soleil !!) pendant encore 2 ans, j’ai eu des cours intéressants avec des profs admirables et passionnés, j’ai rencontré des personnes géniales, et tout ça dans une super ambiance. Pas d’esprit de compétition ici, tout est fait pour favoriser votre réussite. Mais la prépa est une aventure extrêmement éprouvante, c’est pourquoi il est important d’être bien entouré, et à la prépa du Tampon n’en doutez pas vous le serez ! Les professeurs sont énormément investis et présents pour leurs élèves, on peut compter sur eux pour quoi que ce soit, on est vraiment « chouchouté », en plus de dispenser un enseignement de qualité.

Même si ce n’était pas facile tous les jours, car malgré la charge de travail et les sacrifices fournis les résultats étaient assez catastrophiques (la note obtenue ne nous définit absolument pas mais ça peut être démoralisant), je suis contente de ce que la prépa m’a apportée. Une meilleure gestion de mes priorités, de mon organisation, une très forte résistance au stress, davantage de confiance en moi et d’aisance à l’oral, et j’en passe… Après avoir fait une prépa, vous vous rendrez compte que finalement, il n’y a rien d’insurmontable. Alors oui pendant 2 ans vous croulerez sous les questions de cours à apprendre pour les khôlles, les exos à maîtriser, les révisions de DS, les TP à rendre, les TD à faire, les DL etc…

Mais au final, ça ne représente que 2 ans dans toute votre vie, et ça vaut le coup ! Alors, n’hésitez pas à rejoindre la BCPST du Tampon !


Hilary LIO SOON SHUN, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : lss/point/hilary/arobas/gmail/point/com

Hilary a intégré AgroParisTech en 3/2.

On vous a vendu la prépa comme un truc trop difficile, ou vous n’avez pas du tout la moindre idée de ce qui vous attend ?

Laissez-moi vous éclairer.

Clairement, la prépa, c’est deux (ou trois) années où on restreint ses loisirs et où on vit dans ses classeurs. Deux années où on se casse la tête à assimiler, écrire, comprendre, apprendre, apprendre et apprendre. Deux années où on mange de la bio, on dévore de la physique-chimie, on bouffe des maths, on gobe de la géologie, on goûte à la géographie, et j’en passe. Deux années de stress, de doute, d’anxiété, où jamais on ne cesse de remettre en question nos capacités, de si on a fait ou fera le bon choix. Deux années où même en étant parmi les meilleurs, on se sent nul et incapable parce que ces stupides notes ne reflètent pas toujours la charge de travail que l’on s’est donnée.

Oui, on pourrait dire que la prépa c’est une invention de psychopathes qui aiment nous voir nous bourrer le crâne de millions d’informations pour ensuite nous faire passer un concours qui nous classe sur un millième des connaissances assimilées.

Mais… peut-être parce que tout ça m’a lavé le cerveau, je dois dire que je ne regrette absolument pas mon choix. Parce qu’on était plusieurs à être dans le même bateau, pour moi, ce furent de belles années. Deux années où l’on est jamais seul à peiner, douter, tout vouloir donner pour réussir. Deux années où lorsqu’on a envie de tout lâcher, lorsqu’on craque, n’importe quel prof, n’importe quel prépaïen, ou même laborantin, vous remet sur pieds. Deux années où dans la difficulté les meilleures amitiés se créent. Deux années remplies de blagues à la con, de délire, de fous rires partagés. Deux années qui sont loin d’être impossibles lorsqu’on est entouré de merveilleuses personnes prêtes à vous tendre la main et vous pousser.

Et même si certains ont quitté la BCPST en cours de route, je suis certaine qu’ils y ont beaucoup gagné. Toutes ces capacités à gérer son stress, à travailler efficacement, à apprendre je ne sais combien de pages de cours en une soirée, à synthétiser des milliers d’informations, à parler à l’oral, à s’organiser, à prendre confiance en soi, des capacités que nous avons acquises avec le temps, qui ne s’envoleront pas de sitôt.

Voilà ce que c’est la prépa. Ni tout noir ni tout blanc.

Et la prépa du Tampon ? C’est tout ça mais mieux encore. C’est une classe solidaire. Une ambiance de travail sans compétition. C’est le magnifique cadre qu’est la Réunion. C’est des fous rires tous les jours. C’est des profs qui nous encadrent parfaitement, qui nous aident comme il faut, qui nous soutiennent vraiment moralement, avec qui on se sent à l’aise, et avec qui on peut partager nos délires les plus tordus. La prépa du Tampon c’est le tremplin parfait pour la suite.

Au final, je suis partie avec des souvenirs pleins la tête. Avec une des meilleures écoles. Avec des amis pour la vie. (Avec des cernes et 1 tonne de papiers). Et j’y ai gagné plus que je ne l’avais espéré.

Mille merci aux profs, M. Monnier (alias Momo), M. Legrand (ou le père Noël de la BCPST974), M. Ezanno (tourmenté par 008), Mme Herbert ( « Success starts here ») , M. Durand ( « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’on doit fermer sa gueule »), M. Lemasquerier (alias Ser-Jean Manuel), M. Gaspari (et ses énormes tomes d’exercices de maths), Mme Provost (alias Tata Yoyo), M. Pujol, Mme Amoros et M. Reiffsteck.

Merci aussi aux meilleurs laborantins, particulièrement Eric et Stéphane.

Big up à toute la promo 2016.


Ponette MASSÉ, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : ponette/point/masse/arobas/hotmail/point/fr

Ponette a intégré la prestigieuse école de chimie de Montpellier.

Deux années de prépa semblaient insurmontables vue de la Terminale. Vue de l’école d’ingénieur, je n’en ai gardé que d’excellents souvenirs. La réalité est un mélange des deux: un défi de taille, mais qui nous fait grandir! Ça n’aurait sans doute pas été possible ailleurs, dans une prépa avec de la compétition ou des mauvaises relations, mais La BCPST de La Réunion a vraiment tout pour plaire!

Si, comme moi, vous doutez de vous, cette prépa constitue un moyen parfait pour rester proche de chez soi, et de ses parents, mais aussi de trouver en chacun des membres du corps enseignant, un conseiller avisé, et un guide. Il m’est souvent arrivé de rentrer avachie chez moi après une longue journée de cours et une khôlle, et de songer à tout arrêter. Mais chaque fois, La bonne ambiance et la motivation autant des élèves que des professeurs m’ont portées et m’ont permises de donner le meilleur de moi-même.

Aujourd’hui je suis en école de Chimie, et je ne regrette pas du tout d’être passée par une BCPST! En sortant de terminale, je détestais la physique Chimie, mais garder une prépa générale m’a permis de découvrir d’autres aspects de certains domaines scientifiques que je ne soupçonnais pas, et qui m’ont réellement plu! C’est une filière à choisir si l’on veut se laisser le temps de trouver sa voie.

Peu importe les crises de nerfs ou les cheveux qu’on a arrachés sur des DL de maths ou des DS de physique, comme le disent les anciens, “on n’en retient que le meilleur”. Et ça offre des opportunités sans pareil! La BCPST du tampon n’a plus à faire ses preuves, lancez-vous !


Éva NAFFRICHOUX, Promo BCPST974 2015

Adresse électronique : eva/point/naffrichoux/arobas/gmail/point/com

Éva a intégré véto Lyon (Marcy l’étoile) en 5/2.

Pourquoi choisir la Prépa BCPST du Tampon ?

Tout d’abord, si vous choisissez une prépa BCPST c’est que comme nombreux d’entre nous, vous aimiez déjà la bio au lycée, que vous vouliez devenir ingénieurs, vétos peut-être, …

J’ai passé 3 années à la prépa du Tampon dans l’optique d’intégrer véto. Elle possède selon moi des atouts que je n’aurais pas pu trouver ailleurs. C’était déjà un super avantage de rester à la Réunion pour ces 3 années qui n’ont pas été toujours faciles il faut l’avouer (proximité de la famille, cadre de rêve parce que c’est la réunion après tout) mais avant tout des professeurs compétents, attachés à leurs élèves et toujours disponibles pour nos questions, nos doutes et parfois même nos baisses de moral.

L’équipe d’enseignants est donc pour moi L’ATOUT NUMÉRO 1 de la prépa.

Pour ceux qui hésiteraient à partir en Métropole, je leur dirais qu’en sortant du lycée, après le bac, on a souvent envie de liberté, de partir etc. Mais vous aurez toutes vos études pour cela voire votre vie, alors tâchez de profiter des années que vous pouvez encore passer à la Réunion.

Pour ceux qui pensent qu’ils auront plus facilement véto ailleurs, vous vous trompez, sans hésitation. Je ne juge pas la qualité de l’enseignement ailleurs, mais il est bien difficile selon moi de survivre à deux années prépa (voire trois) quand s’y ajoutent une compétitivité entre élèves, l’hiver qui peut jouer sur votre moral, la différence de mentalité et l’éloignement avec vos proches.

Enfin, malgré la difficulté de ces 3 années, je peux vous assurer que la prépa me manque. Elle a su m’apporter en plus d’un enseignement de qualité, une persévérance à toute épreuve, une méthode de travail efficace et m’a permis de rencontrer des gens formidables avec qui on passe malgré tout de très bons moments pendant ces années, avec qui on rigole souvent et qui deviennent des compagnons pour la vie.

Et bien sûr, le meilleur … elle m’a permis d’intégrer l’école vétérinaire de Lyon et de réaliser mon rêve ! Je ne peux que vous la recommander !


Gaëtan NICOLE, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : gaetan/point/nicole/arobas/entpe/point/fr

Gaëtan a intégré l’ENTPE (célèbre école des travaux public de l’état) en 3/2.

Alors personnellement, comparé à d’autres, je ne suis pas venu en BCPST pour être Véto ou parce que j’aimais la bio. Mon dada c’était la géologie. Du coup, j’ai fait ma demande sur Admission Post-Bac et j’ai été accepté !

Donc j’arrivais là-bas avec les renseignements sur le concours qui m’intéressait (Géologie, Eau et Environnement, G2E pour les intimes. Je ne visais que celui-là.) avec une ENORME boule au ventre. Comment vous le dire… C’était un immense changement ! Du travail, des gens qui ont envie de bosser, un peu de travail, de l’amusement, oh ben un peu de travail encore et surtout une équipe éducative hors norme (surtout en maths ! Je vous aime aussi profs de Bio/géol, Physique-Chimie, Anglais, Espagnol, Géographie…).

Pour réussir la prépa ? Motivation, Ténacité, dépassement de soi, et aussi, savoir délirer pour relâcher la pression, c’est aussi important, et on l’oublie (trop) souvent. Mais malgré tout, le travail on s’y fait !

Donc, la BCPST 974, c’est beaucoup d’émotions ! Des moments de désespoir quand à 6 vous galérez pour faire le TD ou le DL (souvent connu sous le nom de DM… Il a changé de nom… Allez savoir pourquoi), quand, à chaque repas, tu retrouves les autres et délirez un bon coup, et surtout ces moments où tu penses que tout va mal et que les autres sont là. Que ce soit les profs, les autres de ta promo ou même ceux qui sont là depuis un an déjà et qui sont passé par là. Car oui ! En BCPST 974, on a cette relation inter-promo que n’ont pas les autres prépas (même à La Réunion parfois) et surtout, il n’y a pas de compétition malsaine qui nuit à l’ambiance générale ! Les BCPST s’aident entre eux, quoiqu’il arrive !

Maintenant… Les professeurs. Si pour vous, ils ont été synonymes de calvaire avant, rayez cette image de votre esprit. Comme je l’ai dit plus haut, ce sont des personnes qui adorent leur métier, qui sont là pour nous et qui, contrairement à d’autres prépas en dehors de l’île (voire parfois dans l’île !) ne cherche pas à nous rabaisser ! Si quelque chose ne va pas ils le disent mais pas de manière désagréable ! Je me rappelle de soirées où, bloqué sur des exercices en Physique de première année, même à minuit, j’avais une réponse à mon mail ! Ils s’investissent énormément pour la prépa, et c’est aussi ce qui fait l’excellence de cette formation ! Leur réussite c’est notre réussite !

Vous l’aurez donc compris la BCPST 974 c’est hyper polyvalent, chaleureux, et on y fait des rencontres exceptionnelles ! Malgré une petite réticence face à la bio j’ai pu frayer mon chemin et arriver dans une très bonne école de Travaux Publics à Lyon (une école surtout pour les Physiques, SI, etc.). Si vous avez peur de vous coltiner cette image de prépa des îles, où on bosse en sirotant du lait de coco, ben sachez qu’elle n’existe pas cette image, du moins elle a été démontée depuis longtemps !

Je vais conclure parce que si je ne m’arrête pas je parlerai des heures, la prépa BCPST 974 c’est THE PLACE TO BE, l’occasion à ne pas rater tout ce que vous voulez ! Je ne regrette pas mon choix et même le conseille plus que vivement !

Et je vais juste en profiter pour remercier toute l’équipe (Eric et Stéphane, Mme Herbert, Mme Provost, Voahangy, Mme Amoros, Mr Monnier, Mr Legrand, Mr Ezanno, Mr Durand, Mr Lemasquerier, Mr Reiffsteck et Mr Pujol) pour ces deux années magnifiques ! Parce que derrière un peu de souffrance, on trouve toujours énormément de bonheur !

Bonne chance à tous !


Aurélie SEVERIN, Promo BCPST974 2015

Adresse électronique : aureliejennifer/point/severin/arobas/gmail/point/com

Aurélie a poursuivi ses études supérieures en L3 de Sciences de la vie.

Pourquoi la classe préparatoire BCPST ?

J’étais persuadée que la biologie était mon domaine et c’était la seule prépa dans laquelle je pouvais conserver cette matière. Et puis surtout c’était la voie qui offrait l’accès le plus facile aux écoles vétérinaires ! Le rythme de travail intense et soutenu peut effrayer plus d’uns mais je ne connais aucune personne, et je dis bien AUCUNE, qui n’ait rencontré aucune difficulté dans ce cursus. Et c’est sûrement, à mon sens, le principal point positif de la prépa. Elle nous pousse à reconsidérer nos acquis et à repousser nos limites. Ca fait un peu warrior mais je vous assure que le PROGRES est le maître-mot.

Pour ma part, je n’ai pas réussi à intégrer mes écoles vétérinaires tant rêvées mais je ne regrette pas cette aventure et cela n’enlève rien à mes passions (j’aime toujours la biologie et j’aime toujours les animaux!). J’ai appris tellement de choses que les autres ne connaissent pas, je réagis mieux en situation de stress et d’examen. Aujourd’hui je suis à la fac en 3e année de licence de Sciences de la Vie et pour un effort plus petit mes notes sont doublées voire triplées ! Ce n’est pas que des mots lorsqu’on vous dit « vous verrez la prépa vous apportera que du positif », c’est du plus-plus-plus sur le CV, c’est être à l’aise dans son travail après, c’est un mental d’acier que l’on se construit, c’est des profs qui en veulent toujours plus et qui nous forcent à donner le meilleur de nous même (même si certains jours de fatigue et de crise ce qui ressort de meilleur c’est « Euh…pouvez-vous reformuler la question ?») et c’est des amis formidables que l’on se fait.

Mais n’oubliez pas que cette classe préparatoire est la plus généraliste et inclut les trois matières scientifiques du lycée : mathématiques, physique-chimie et sciences de la vie et de la terre. On a souvent tendance à ignorer qu’elles ont toutes environ la même plage horaire avant de commencer la prépa BCPST. C’est donc une formation scientifique complète où il faut s’accrocher dans ces trois matières et dans les autres qui vous attendent. Le challenge est grand mais à terme les efforts payent.

Aux futurs prépaiens qui lisent ce témoignage soyez tenaces, ne lâchez rien et même quand vous pensez tomber dans un gouffre sans fin ne vous inquiétez pas le fond n’est pas loin et correspond à un trampoline sur lequel vous rebondirez encore plus haut que vous ne l’étiez ! Je n’ai pas perdu ma combativité pour autant. Au contraire, en sortant de cette prépa, j’ai encore plus cette rage de réussir et de montrer de quoi je suis capable dans le domaine de la biologie. Alors c’est l’heure de sortir les muscles : prepa is coming !


Mathilde SULPIS, Promo BCPST974 2016

Adresse électronique : mathilde/point/sulpis/arobas/outlook/point/fr

Mathilde a intégré l’école véto de Toulouse en 3/2.

Je suis actuellement en première année d’école vétérinaire à Toulouse, en étant passée par la prépa BCPST de Rolland Garros. Pour ma part je n’ai jamais envisagé d’aller dans une prépa en Métropole, parce que je ne vois pas ce que ça pourrait apporter de plus. En effet, il faut comprendre que les prépas métropolitaines ont souvent plus d’élèves admis simplement parce que leur ancienneté et leur réputation leur apporte les meilleurs élèves au départ, pas parce que les professeurs y « seraient » plus compétents ! A La Réunion on peut rentrer dans la prépa BCSPT en ayant un niveau moyen (oui oui, pas d’autocensure du type « je suis pas assez intelligent donc j’essaie même pas ») et en ressortir avec une grande école qui ouvrira des possibilités qu’on n’imaginait pas avant d’entrer dans la prépa. Tout ça du moment qu’on décide de se mettre au travail. Il ne faut pas oublier que les professeurs, même s’ils sont géniaux comme dans la prépa réunionnaise, ne travaillent pas à notre place, donc quelqu’un qui travaille, dans une prépa ou une autre, aura des résultats.

Pour ma part, dans ma promotion de première année de véto, j’ai rencontré des gens qui venaient d’autres prépas, et en particulier de prépas renommées, et qui avaient aussi redoublé leur deuxième année pour avoir véto, donc il ne faut pas se dire qu’en allant dans une prépa en Métropole on est assurés d’avoir ce qu’on veut du premier coup. Et puis, bien sûr, rester à la Réunion proche de sa famille, avec des letchis pour noël et des TIPE avec des sujets beaucoup plus originaux que « La viande », est un sacré facteur faisant pencher la balance en faveur de la prépa de la Réunion.

Pour ce qui est des conseils pour la vie en prépa, je ne dirai qu’un mot : positivité. C’est difficile c’est vrai. Quand on n’a pas la note espérée et qu’on a juste envie de s’effondrer, il faut prendre sur soi et arrêter de se morfondre, ça ne mène à rien. Faites des pauses quand vous sentez que plus rien ne rentre dans votre cerveau, et dormez, ça va mieux après. La principale raison pour laquelle on vient en prépa BCPST doit rester la passion de la science (en particulier les SVT évidemment, personne ne vous demande d’aimer les maths…), et si on se lève le matin en se demandant ce qu’on va apprendre de nouveau permet de garder un bien meilleur moral que de se lever en ne pensant qu’au nombre de jours qui restent avant de finir la prépa.

Maintenant que je suis en école, je ne dirais pas que la prépa me manque (ce sont plutôt les gens que j’y ai rencontré qui me manquent), tout simplement parce que je continue d’apprendre des choses géniales ici à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse, et j’ai l’impression d’être exactement là où je dois être.

Voilà, venez en prépa c’est une étape comme une autre de la vie, où on en apprend toujours plus, sur le monde et sur soi-même, et c’est à vous de décider comment ces années se passeront.

Lemasquerier Jean-Manuel

Professeur de Sciences Physiques de la CPGE BCPST2