Inauguration du parcours du système planétaire du Soleil

Mercredi 30 mai, M. Vêlayoudom Marimoutou, recteur de l’académie de La Réunion, a fait l’honneur à l’atelier des deux infinis et au lycée Roland Garros d’inaugurer le parcours du système planétaire du Soleil, un projet conçu de longue date à l’atelier des deux infinis du Lycée Roland Garros, et réalisé au fil du temps, en fonction des moyens et des disponibilités des intervenants.

Entre autres personnalités invitées par Mme Isabelle Lemarchand, proviseur du lycée, ont également participé à cette inauguration : Mme Nathalie Bassire, députée et conseillère régionale, MM. Sharif Issop et Fred Lauret, représentant M. le Maire du Tampon, Mme Aude Moussard et M. Didier Ferlin, coordonnateurs DAAC, M. Patrice Huet, directeur scientifique de la Cité du Volcan, M. Matthieu Renaud, astrophysicien au CNRS, ainsi que Mme Corinne Chion Hock, représentant le Comité de Liaison Enseignants Astronomes et Mme Thérèse Derolez, représentant l’association des Amis de l’Université. L’Inspection de l’Education Nationale de la circonscription Tampon-1 était également représentée.

A l’origine, ce sont deux élèves de seconde, Agathe Comin-Gokalsing et Océane Hazard, aujourd’hui étudiantes en première année d’enseignement supérieur, qui ont eu l’idée de présenter l’ensemble des planètes du Système Solaire à l’échelle du Lycée. Bien entendu, elles étaient toutes les deux présentes lors de cette inauguration pour guider M. le Recteur dans ce parcours.

Rapidement, avec leur professeur Philippe Carret, il était ressorti qu’il faut utiliser une double échelle : une pour les distances et l’autre pour les dimensions des planètes si l’on veut que les dimensions de celles-ci soient respectables. Le père d’Océane, M. Patrick Hazard, est géomètre, intervient alors avec des plans détaillés pour permettre à toute l’équipe de déterminer les emplacements les plus stratégiques pour chaque planète tout en respectant l’échelle des distances. Une bonne occasion aussi pour utiliser des théodolites sur le terrain !

Pas si simple en réalité de concevoir cette implantation, surtout pour tenir compte également de l’ensemble des travaux de réhabilitation du lycée ! Il a donc fallu que l’ensemble soit également validé par les représentants de la Région et de l’architecte en charge du projet, M. Dominique Leriche.

Conséquence : les planètes telluriques sont toutes du même côté du Soleil, une configuration astronomique rare, mais pas impossible. Malgré tout, un changement concernant la planète Jupiter a été rendu obligatoire, après le déplacement du préfabriqué K, imposant de nouvelles mesures ! La planète Neptune aussi a été déplacée de quelques mètres par les agents du lycée pour ne pas entraver l’évacuation des déchets verts. L’échelle des distances est cependant respectée, car Neptune a une trajectoire légèrement elliptique, ouf !

Mme Véronique Coignac, professeur d’arts plastiques, oriente ensuite les élèves vers M. Jean-Claude Jolet, artiste-sculpteur qui intervient pour la DAAC. Le travail de réflexion et d’échange permet d’aboutir à la conception d’une oeuvre monumentale (le diamètre de Jupiter est de 2m) avec les planètes telluriques en céramique, et les planètes gazeuses en métal ajouré.

Reste à trouver le budget : la région Réunion, la délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle (DAAC), la direction des affaires culturelles de l’océan indien (DACOI) sont sollicitées et répondent présents. Sur ses fonds propres, le lycée Roland Garros finance également la plus grande partie. Merci à tous ces partenaires !

Saturne est posée en février 2016. Les planètes telluriques, Jupiter puis Uranus et Neptune sont réalisées et posées entre novembre 2016 et juin 2017. Ensuite, la planète Mercure est volée, elle sera remplacée !

   

 

 

Les finitions d’arts plastiques sont réalisées de décembre 2017 (Saturne) à mai 2018, sous la houlette de Mme Véronique Coignac, avec la participation active des encadrants de l’atelier des deux infinis. Le Soleil a été matérialisé, à l’échelle des distances par un cercle orange ; à l’échelle des dimensions, il dépasserait la hauteur du bâtiment A !

Mme Véronique Coignac, MM. Patrick Hazard et Jean-Claude Jolet ont naturellement été invités et ont tenu à participer à cette inauguration.

Parallèlement, sous le contrôle avisé des connaissances en astronomie de M. Ariel Freckhaus, le travail de recherche se poursuit à l’atelier des deux infinis pour concevoir des panneaux d’information sur l’histoire des connaissances acquises sur les différentes planètes, de l’Antiquité à nos jours. Une charte graphique est définie, et, sous la houlette de Mme Julie Fauquembergue et de M. Gérard Cavalli, les panneaux sont enfin terminés en mai 2018. Simplement posés lors de l’inauguration, ils seront progressivement fixés lors de l’année scolaire 2018-2019, les travaux du rez-de-jardin empêchant par exemple pour le moment l’installation de ceux des planètes telluriques. Voir le livret ci-joint pour obtenir davantage de détails sur le contenu des informations.

Il reste également à finaliser un panneau d’information à l’entrée du lycée, et un fléchage complet sur le site. Un cadran solaire analemnatique situé près de la position du Soleil dans la cour inférieure, devrait faire l’objet d’une étude à l’atelier des deux infinis et compléter l’ensemble d’ici la fin de l’année scolaire prochaine.

L’ensemble de ce parcours est destiné à l’ensemble des scolaires du lycée, mais aussi des écoles et collèges du Tampon et de l’île de La Réunion, mais aussi au public lors des journées portes ouvertes par exemple. A allure normale, il est parcouru à une vitesse 50 fois supérieure à la vitesse de la lumière, à l’échelle des distances, voilà une belle entorse aux lois de la physique !

L’atelier des deux infinis souhaite qu’avec cette réalisation l’ensemble des élèves et des visiteurs aient une meilleure représentation de la position et de la dimension de la Terre et des planètes dans le système solaire, et en même temps constatent que les connaissances sur ces planètes n’ont cessé d’augmenter depuis l’ouverture du lycée en 1965, notamment grâce à l’exploration spatiale, montrant ainsi l’impact de la science et de la technologie dans notre façon de décrire et de comprendre le monde qui nous entoure.

 

livret d’information