Retour de Grèce et d’Italie

37 élèves latinistes et hellénistes du lycée Roland Garros reviennent d’un voyage en Grèce et en Italie. En 13 jours, ils ont pu admirer les vestiges de deux civilisations dont la rencontre et la complémentarité sont le ciment de la culture occidentale classique. Certains monuments, certains lieux sont proprement grecs ou proprement latins, mais l’intérêt était aussi de constater que toute culture se nourrit d’influences variées, que toute culture est métissée. Les échanges étaient constants dans la Méditerranée : avant l’époque romaine, les grecs avaient depuis fort longtemps fondé des colonies en Italie, comme les étrusques ou les peuples montagnards. Inversement, les colons romains installés plus tard en Grèce ont pu y modifier l’urbanisme des cités et leur fonctionnement.

 Compte-rendu

Après un petit aperçu, lors de la journée de transit à Paris, de l’architecture néo-classique, dont la caractéristique est la reprise des formes antiques, nous avons atterri en Grèce. Nous avons marché dans l’ombre du majestueux Parthénon, à Athènes, mesuré l’étroit canal de Corinthe, nous nous sommes assis sur les gradins du théâtre d’Epidaure et compris que le spectacle n’était pas seulement sur la scène, mais aussi dans le merveilleux décor naturel des montagnes. Nous avons admiré les trésors des rois de Mycènes, fait la course sur le stade d’Olympie, fait des voeux, pour certains, au sanctuaire de Delphes où officia jadis la prêtresse d’Apollon, la Pythie… Après une nuit en ferry, nous avons abordé en Italie. Nous nous sommes assis devant la grande mosaïque d’Alexandre au musée archéologique de Naples, avons visité Paestum, la ville oubliée, admiré les fresques de la villa d’ Oplontis, foulé les pavés de Pompéi et d’Herculanum, ces villes étouffées par les cendres enflammées du Vésuve, mais aujourd’hui révélées. Nous avons fait un jeu de piste, sous le soleil d’Ostia Antica, l’ancienne ville portuaire : dans les recoins de ses ruines se cachent de merveilleuses mosaïques et de ténébreux sanctuaires. A Rome, nous avons pris des bains imaginaires, chauds et froids, aux thermes de Caracalla, avons compris à quoi pouvait servir le “velum” du Colisée, que nous avons visité sous une pluie battante après un rapide aperçu des forums impériaux. Tout le monde a séché aux musées du Capitole qui nous réservait des merveilles insoupçonnées. L’art baroque a rythmé les visites du dernier jour : basilique Saint Pierre, au Vatican, château Saint-Ange, place Navone, fontaine de Trevi.

Que d’images vont rester dans les têtes et sur les photos ! De merveilleux moments de complicité entre les élèves, entre les professeurs, entre les élèves et les professeurs, qui donnent envie … de recommencer dans quelques années !